1. Les sources

Toutes les données sont agrégées par mois : une période choisie commence au premier jour du mois de départ et se termine au dernier jour du mois d’arrivée.

2. Les thèmes

Chaque intervention est rattachée à des thèmes d’une liste établie à la main (santé, sécurité, fin de vie, budget…). Pour éviter les rapprochements hors sujet, un simple mot-clé ne suffit jamais :

  1. Le débat d’abord. Si le texte débattu (titre du projet ou de la proposition de loi, commission saisie) relève clairement d’un thème, toutes les interventions de ce débat y sont rattachées. C’est le cas de 86 % des rattachements.
  2. Le texte ensuite. En dehors de ces débats (questions au gouvernement, discussions générales larges), une intervention n’est rattachée à un thème que si plusieurs termes distincts du thème y apparaissent avec une densité suffisante. Une mention en passant ne compte pas.

Nous avons vérifié à la main 251 rattachements tirés au hasard. Précision mesurée : 100 % pour les rattachements par le débat, 91,9 % pour ceux fondés sur le texte, soit 98,9 % au total une fois pondéré par leur part respective. Les extraits affichés sont des paragraphes entiers, accompagnés du titre du débat et d’un lien vers le compte rendu.

3. Les expressions distinctives

« Ce qui le distingue » liste les expressions qu’un député (ou un groupe) emploie nettement plus que l’ensemble de l’Assemblée sur la même période. Nous utilisons un test statistique classique en analyse du discours politique (log-odds avec a priori de Dirichlet, Monroe et al., 2008) : une expression n’est retenue que si l’écart est significatif (au seuil de 95 %) et si elle apparaît au moins 3 fois.

Le badge ×N indique combien de fois plus souvent, en proportion, l’expression est employée par rapport à l’ensemble des orateurs. Les listes sont ensuite triées par nombre d’emplois décroissant. Les numéros, nombres et didascalies (« applaudissements », « exclamations ») sont exclus.

4. Les votes

Ne pas voter peut avoir de nombreuses raisons (travail en commission, délégation, mission) : un taux d’absence ne mesure pas à lui seul l’engagement d’un député.

5. Les positions estimées

Quand un député annonce explicitement son vote sur un texte (« nous voterons contre ce texte », « je m’abstiendrai »), notamment lors des explications de vote, nous en déduisons une position : favorable, défavorable ou abstention. Les formules ambiguës, négatives ou portant sur un simple amendement sont ignorées plutôt que devinées.

Ces positions portent la mention « estimation automatique » et sont toujours accompagnées de la citation. Elles ne sont publiées que si leur précision, mesurée sur un échantillon vérifié à la main, atteint au moins 85 %. Le vote réel, quand il existe, fait foi.

Mesures actuelles : sur 50 annonces tirées au hasard et vérifiées à la main après la mise au point des règles, 49 étaient correctes (98 %). Par ailleurs, quand le député a ensuite pris part au vote sur l’ensemble du même texte, son vote correspond à la position annoncée dans 98 % des cas (254 sur 259). En contrepartie, seules les annonces explicites sont retenues : la plupart des interventions n’ont pas de position estimée.

6. Les limites